LIVRE – Cannibale de Didier Daeninckx (1949)


Didier Daeninckx nous montre dans ce roman la traite des Noirs et la colonisation pour les Kanak.

L’introduction

Cannibale dénonce le racisme colonialiste de l’époque tout au long du livre. Cela commence dès les premières pages, lorsque Caroz est interdit de passage. Le contexte est alors différent du reste du texte. En effet, à ce moment là, les kanaks revendiquent leur indépendance.

Ensuite, les situations sont nombreuses : les kanaks se retrouvent enfermés dans des enclos et doivent se comporter comme des animaux. Par ailleurs, ils font l’objet d’un échange. Car quelques jours avant l’inauguration de l’exposition, tous les crocodiles du marigot meurent d’un coup. Une solution est alors trouvée : le cirque allemand Höffner, qui souhaite renouveler l’intérêt du public allemand, veut bien prêter les siens, en échange d’autant de Kanaks.

Le pire dans ces situations, c’est que Gocéné et ses compères sont conscients de ce fait : « Tu vois, on fait des progrès : pour lui nous ne sommes pas des cannibales mais seulement des chimpanzés, des mangeurs de cacahuètes. Je suis sûr que quand nous serons arrivés près des maisons, là-bas, nous serons devenus des hommes. » (p 47)

Résumé détaillé par chapitre

Chapitre 1 : Le début

Caroz et Gocéné roulent dans une Nissan et veulent aller à Poindimié de Tendo mais deux jeunes Kanak (Kali & Wathiock) barrent la route armés d’un fusil. Ils ne peuvent donc pas passer même s’il leur reste encore peu de trajet. Gocéné décide donc de continuer à pied tandis qu’il demande à Caroz de faire demi-tour pour une raison que l’on ne connaît pas. On peut quand même penser que les Kanak se rebelles contre les français qui les ont maltraités pendant de longues années. Gocéné s’arrête un instant au près du feu et discute avec eux.

 Chapitre 2 : L’histoire que raconte Gocéné à Kali.

Le 15 janvier 1931, un groupe de Kanak fut amené à Marseille par Joseph Guyon (adjoint du gouverneur de Nouméa). Ce dernier leur dit qu’ils pourraient visiter Paris. Mais ceci ne se passa finalement pas. Une fois à Marseille, ils furent emmener à Paris dans un train (arrivée en avril 1931). A Paris, ils furent mis dans un enclos nommé « Hommes anthropophages de Nouvelle-Calédonie » pour l’exposition coloniale de 1931. On leur dicta ce qu’ils devaient faire afin que les touristes soient captivés.

Mais un problème survint : tous les crocodiles du marigot décédèrent. Alors Grimaut (adjoint du haut commissaire) commanda des crocodiles au cirque Höffner de Francfort-sur-le-Main en échange de 30 Kanak. Minoé fit partie de ces 30 kanak, mais pas Gocéné, alors que celui ci devait veiller sur sa promise. Seulement on dit au Kanak qu’ils partent à Paris, mais on ne dit pas qu’ils partent réellement en Allemagne. Gocéné se débattu ne voulant pas laisser partir Minoé mais en vain car un gardien le frappa et il s’évanouit.

Dans son sommeil Badimoin le réveilla. Tout deux décidèrent de retrouver Minoé. Ils s’échappèrent du zoo. Ils reprirent la route ! Ils allèrent vers le métro, ils s’assirent et Badimoin s’endormit. Gocéné parlait avec un vieil homme et réveilla Badimoin. Il avait une solution en tête, retourner au zoo et tendre une embuscade au gardien. Ils réussirent leur coup et le gardien fit des aveux. D’après lui, les Kanaks se rendaient en Allemagne. Badimoin et Gocéné entamèrent donc une marche, celle-ci s’annonça très longue. Ils arrivèrent à la gare où les Kanaks étaient conduits et devaient prendre leur train. Ceux-ci le prirent comme prévu mais Gocéné et Badimoin eux le ratèrent. De plus, ils furent poursuivis par la police. Dans leur course, un jeune Noir nommé Fofana faisait le ménage, les voyant en difficulté il leur ouvrit la porte de son local de travail. Après le passage de la police il rouvrit, rentra, nourrit Gocéné et Badimoin et leur proposa de les héberger.

Mais ceux-ci refusèrent, ils préférèrent retourner questionner le gardien du zoo. Mais ne sachant pas vraiment comment rentrer Fofana les accompagna puis repartit. Un groupe de révoltés (2 hommes et 1 femme) arrivèrent et crièrent dans le parc pour dénoncer la retenue que subissait les Kanaks ainsi que les autres peuples. Les hommes armés et les gardes les arrêtèrent. Pendant ce temps Gocéné et Badimoin entrèrent dans le commissariat général et ils y poussèrent Grimaut avec eux. Ils interrogèrent agressivement Grimaut et le chef Blanc. Le haut commissaire fit sembler de rentrer dans leur jeu car au lieu d’appeler l’administration des chemins de fer pour programmer un train, il appela la sécurité. Badimoin se battit avec le haut commissaire. Gocéné et Badimoin aperçurent les policiers dehors. Ils décidèrent de s’enfuir par la fenêtre. Mais arrivés en bas ils tombèrent nez à nez avec deux policiers. Gocéné et Badimoin coururent mais ceux-ci débarquèrent et abattirent Badimoin. Quand ils faillirent faire de même avec Gocéné, un inconnu arriva et coupa leur élan. Mais un instant plus tard le commissaire arriva. Il fit embarquer Gocéné et cet inconnu. Les deux hommes se revirent à leur procès. Cet inconnu a été condamné à trois mois de prison pour rébellion contre les forces de l’ordre dans l’exercice de leur mission et Gocéné lui resta enfermer quinze mois à Fresnes. Puis il partit de Marseille, plus d’un an après le retour de ses frères qu’on avait exhibés à l’exposition coloniale dans un cirque, en Allemagne.

Chapitre 3 : Fin du récit enchâssé

Kali questionne son Gocéné après son récit. Il apprend que Francis Caroz, l’homme qui accompagnait Gocéné en voiture jusqu’à Tendo était en fait l’homme qui lui avait sauvé la vie à Paris. Ensuite il apprit que Minoé attendait Gocéné à Tendo. Enfin, Gocéné reprit la route à pied. Mais deux hélicoptères volaient et des coups de feu claquaient. Il décida donc de rebrousser chemin…

Le lieu

La première partie de l’histoire (c’est-à-dire au moment où Carok et Gocéné s’arrêtent pour discuter au coin du feu se déroule sur la route pour aller à Tendo, en Nouvelle-Calédonie. La seconde partie se déroule à Paris.

Pour information, les Kanak sont des tribus qui sont souvent rivales pour les territoires mais qui peuvent se réunir en luttant contre une seule puissance : les colons français. (On peut les comparer aux Indiens qui se sont unis contre les colons américains.

Les personnages

Gocéné

Personnage principal de l’histoire né à Canala. Il habite dans la vallée Hunghene Hienghene. C’est le narrateur du récit enchâssé. Il est promis à Minoé, de la tribu des Canala. Il ne fait pas partie du convoi qui doit quitter Paris et aller en Allemagne. Avec Badimoin, il part à la recherche de sa future femme. Courageux, fidèle et homme de parole (car il avait donné sa parole de protéger Minoé. Doit affronter les policiers et les dirigeants racistes.

Minoé

Femme promise à Gocéné. Mais les 2 amoureux sont enlevés avant leur mariage.

Badimoin

Meilleur ami de Gocéné. Il est enlevé et part avec lui à la recherche de Minoé. Gocéné et Badimoin se soutiennent et se remotivent.

Fofana

Africain engagé comme balayeur dans le métro. Sauve la vie en cachant les 2 Kanak dans son réduit. Généreux et montre la bonne voie.

Caroz

Prend la défense de Gocéné après la mort de Badimoin. Il lui sauve la vie. En effet alors qu’un gardien de la paix allait lui tirer dessus, Caroz s’est interposé. Après cet épisode, Caroz a fait de la prison. Il a retrouvé Gocéné alors que celui-ci était retourné en Nouvelle-Calédonie. Depuis ce jour, ils sont devenus amis.

Les thèmes abordés

Le racisme

Tout au long du livre l’auteur évoque le thème du racisme. En effet, les hommes blancs sous estiment les kanaks et les font passer pour des « animaux » alors que se sont des personnes autant civilisées que les hommes blancs. Par exemples les blancs les font se mettre presque nus et leur ordonnent de pousser des cris alors que normalement ils sont habillés et civilisés. Ils n’ont aucuns traitements de faveur et sont très mal nourris, logés et traités. Ils sont mêmes menacés de mort.

La colonisation

En plus du racisme, l’auteur aborde également le thème de la colonisation du fait de l’exposition colonial qui s’est tenu en 1931 et dont il raconte le déroulement. De plus, on nous décris bien dans quelles circonstances les Kanaks ont été amenés au pays dans le bateau et dans quelles conditions ils les traitent (infériorité).

L’amour et l’amitié

Pour terminer nous pouvons également ajouter que le troisième thème évoqué tout au long de se livre est l’amour et l’amitié. En effet, Gocéné est amoureux de Minoé. Il est lié à elle et doit tout faire pour elle ( nous voyons sa lorsqu’il la recherche). De plus l’amitié est présente avec la présence de son meilleur ami Badimoin. Il est son complice, son meilleur ami, son confident et son réconfort. Nous pouvons également ajouter que Gocéné tissera des liens d’amitier avec d’autre personnes comme par exemple Caroz.

Un extrait de Cannibale

« Tu ne peux pas faire gaffe, le chimpanzé ! Tu descends de ta liane ou quoi… Tu te crois encore dans la brousse ? […] J’ai pris Badimoin par l’épaule. -Tu vois, on fait des progrès : pour lui nous ne sommes pas des cannibales mais seulement des chimpanzés, des mangeurs de cacahuètes. Je suis sûr que quand nous serons arrivés près des maisons, là-bas, nous serons devenus des hommes. » P.47

J’ai tenu à prendre cette citation en exemple afin de la justifier car ce qui est dis est horrible. En effet, tout cela fait référence à une très forte discrimination et à l’esclavage. De plus, on peut également ajouter que la deuxième partie de cette citation est ironique de la part de Gocéné car il parle de lui même comme un chimpanzé comme le dis le français de Paris.

L’écho de l’info

 

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. bernard25 dit :

    Je viens sur la pointe des pieds te déposer un café
    https://i.postimg.cc/tCm6B1HR/caf.jpg
    Que ce soit après un doux réveil ou après un bon repas
    Il est d’un gout
    Au doux breuvage légèrement corsé et fruité
    Pour bien commencer en douceur ta journée ou autre
    IL réchauffera ton cœur
    Sous sa douce chaleur dans ces subtils arômes
    De mon café s’échappe une petite fumée aux milles et une douce saveurs parfumées
    Pour un doux réveil après une douce nuit ou après une moment de repos
    Que les arômes de ce doux café
    Viennent en ta demeure s’évaporer
    Pour y laisser ces douces notes parfumées en embaumant ta demeure
    Bonne journée à toi que j’apprécie sincèrement
    Que tu vives avec tes proches de délicieux moments
    Bisous , Bernard

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour ce merveilleux commentaire.
      Bravo pour la poésie.
      echodelinfo.wordpress.com

      J'aime

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