INSTANT LIVRE – La mort du roi Tsongor (2002)


Aujourd’hui, c’est un roman publié il y a 10 ans que je vous propose. Vous ne le connaissez pas peut-être mais je vous propose de le découvrir et vous allez l’adorer.

Auteur : Laurent GaudéDate de la première publication : août 2002
Nombre de pages : 204Langue d’origine du livre : Allemagne

Résumé du livre

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Couverture du livre de la mort du roi Tsongor

La cité de Massaba est en liesse : la princesse Samilia convole en justes noces. Le fidèle valet du roi, Katabolonga, porteur du tabouret d’or, réalise que le jour de mettre sa promesse en application est enfin arrivé : il va assassiner le roi. En effet, le roi et son serviteur sont liés par un pacte ancien : deux décennies auparavant, les nombreuses conquêtes du valeureux Tsongor, alors au mieux de sa forme, l’avaient conduit au territoire des « Rampants » dont est originaire Katabolonga. La famille et le peuple de ce dernier ayant été anéantis, Katabolonga s’était promis de se venger en tuant le roi qui, désormais dégoûté de la guerre, lui avait offert sa mort. 

Samilia doit épouser Kouame, le puissant prince des Terres du sel. Mais une bien triste affaire vient entacher les réjouissances. Sango Karim, fils adoptif du roi, réclame lui aussi la main de Samilia. Le souverain se retrouve dos au mur : quel que soit son choix, la guerre est inévitable. Le monarque choisit alors de s’ôter la vie. Il convoque son plus jeune fils Souba et lui confie la construction de sept monuments funéraires à travers le royaume, chacun à l’image de son règne. À son valet, Katabolonga, il confie la pièce de monnaie qui devra payer son passage pour le royaume des morts. Katabolonga doit la conserver jusqu’au retour de Souba. Il se condamne donc à demeurer un esprit errant jusqu’à ce que son fils accomplisse sa mission.


(Il n’y a pas que le résumé du roman dans ce roman. Découvrez également la biographie de l’auteur dans la suite de l’article.)


Au moment fatidique, Katabolonga se rend compte que sa soif de vengeance a disparu. Il ne peut tuer Tsongor. Le souverain se donne lui-même la mort. Mais son fidèle serviteur dans un esprit de rage l’aide quand même à s’ôter la vie. La nouvelle de la mort de Tsongor se répand et toute la cité de Massaba est affligée. Les prétendants Kouame et Sango Kerim se présentent pour réclamer la princesse, en dépit des dernières volontés du roi qui, n’accorde la main de sa fille à aucun des deux. La famille du roi (les jumeaux Danga et Sako, Samilia, Liboko et Souba) se réunit autour d’un repas, qu’elle pressent bien être le dernier. Dans un élan de tristesse et d’amertume, les enfants Tsongor se témoignent tendresse et affection. L’esprit de leur père les rejoint en secret. Puis, arborant sa tunique de deuil, Souba quitte la cité.

C’est le début du conflit. Les troupes nomades de Sango Kerim occupent les quatre hauteurs du nord. Elles sont composées des tribus Rassamilagh, Bandiagara et Karavanath. Sur les trois collines du sud se trouvent les forces de Kouame, avec à leur tête ses plus fidèles lieutenants Tolorus, Arkalas et Barnak. Quant aux fils du roi, ils se déchirent entre les deux rivaux. Après la première bataille, Samilia choisit Sango Kerim. Le second affrontement bat son plein. L’armée de Massaba, dirigée par Liboko, a rejoint Kouame. Mais l’armée nomade, qui a reçu des renforts d’Orios, prend le dessus. Massaba est assiégée. Liboko meurt et Sango Kerim s’empare des trois collines du sud. Danga incendie la citadelle. Lorsque le roi Tsongor voit passer les foules en flammes, des larmes coulent de sa dépouille.

Pendant ce temps, Souba a atteint Saramine, la cité suspendue. Il décide d’y ériger la première sépulture de son père, à l’image de Tsongor le glorieux. Après plusieurs mois de siège, Kouame se glisse sous la tente de la princesse. Cette dernière, le croyant sur le déclin, se donne à lui. Mais dès le lendemain, les troupes de Kouame reçoivent les renforts des amazones de Mazébu, sa mère. Pris de revers, Sango Kerim perd la bataille et son rival reprend les trois collines.

Au même moment, Souba est conduit par Galash, un ancien légionnaire de Tsongor, qu’il hait pour avoir conduit ses hommes au massacre, à une calanque froide et putride, où agonisent de nombreuses tortues prises au piège. Souba y érigera la tombe de Tsongor le tueur. Kouame propose le suicide à Samilia. Sango Kerim, après avoir appris qu’elle s’était donnée à lui, approuve cette option. Samilia décide alors qu’elle n’appartient plus à personne et s’en va. Elle erre désormais dans le royaume, seule et oubliée de tous. Le conflit est désormais régenté par la folie meurtrière. Barnak décapite Sango Kerim. Puis sous l’effet de la drogue, transperce la gorge de Kouame, avant d’être tué à son tour. Sako est éventré par son jumeau Danga qui, avant de succomber, le frappe au pied. Sako décède quelques heures plus tard. 

Dans « les terres sulfureuses », le prince Souba a tué l’oracle, il a découvert la honte et est allé se réfugier dans les hauts massifs du nord. C’est là-bas qu’il découvre, creusé à même la roche, un palais d’une rare somptuosité. Ce sera la dernière demeure du roi Tsongor : majestueuse et désertique.Revenu de son long et pénible voyage, Souba découvre une Massaba déserte et envahie par la végétation. Il porte la dépouille de son père dans les montagnes et comme promis, Katabolonga place la pièce dans sa bouche. Souba, dernier survivant de la famille Tsongor, décide d’ériger un palais en l’honneur de Samilia, espérant qu’un jour, elle vienne s’y abriter.

Biographie de l’auteur

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Photographie de Laurent Gaudé

Né en 1972, Laurent Gaudé a fait des études de Lettres Modernes et d’Etudes Théâtrales à Paris. C’est à l’âge de 25 ans qu’il publie sa première pièce, Onysos le furieux, à Théâtre Ouvert. Ce premier texte sera monté en 2000 au Théâtre national de Strasbourg dans une mise en scène de Yannis Kokkos. Suivront alors des années consacrées à l’écriture théâtrale, avec notamment Pluie de cendres jouée au Studio de la Comédie Française, Combat de Possédés, traduite et joué en Allemagne, puis mise en lecture en anglais au Royal National Theatre de Londres, Médée Kali joué au Théâtre du Rond Point et Les Sacrifiées, joué au Théâtre des Amandiers à Nanterre, dans une mise en scène de Jena-Louis Martinelli.

Parallèlement à ce travail, Laurent Gaudé se lance dans l’écriture romanesque. En 2001, âgé de vingt neuf ans, il publie son premier roman, Cris. L’année suivante, en 2002, il obtient le Prix Goncourt des Lycéens et le prix des Libraires avec La mort du roi Tsongor. En 2004, il est lauréat du Prix Goncourt pour Le soleil des Scorta, roman traduit dans 34 pays.

Le genre du livre

Ce livre est un roman car il contient de nombreux personnages et de longues péripéties avec une histoire où on ne sait pas comment elle va se terminer.

Le cadre de l’histoire du livre

Cette histoire se déroule dans une Afrique ancestrale, antique et imaginaire.

Les personnages principaux et les relations entre eux

  • Katabolonga : le porteur du tabouret d’or, premier serviteur du roi. Elevé par lui au statut le plus honorifique. Grand, maigre, âgé et fidèle. Dernier survivant du peuple des rampants massacré par l’armée conquérante du jeune Tsongor, il est le détenteur de la mort du roi. Celui-ci lui a offert sa mort, quand il le souhaite et en toute impunité, en réparation du mal qu’il lui a causé. Avec le temps, une amitié profonde est née entre eux et, au moment de tuer Tsongor, Katabolonga ne peut s’y résoudre. Il est l’ombre du roi, l’ombre de la mort, chargé de le suivre partout è incarne la mauvaise conscience dur roi, sa honte et le souvenir de toutes les vies qu’il a prises dans sa jeunesse meurtrière et sanglante. D’ailleurs, lorsque Tsongor repose enfin en paix dans le tombeau des montagnes, Katabolonga meurt lui aussi.
  • Le Roi Tsongor : Il dirige le royaume depuis au moins 20 ans. C’est un personnage à multiples facettes. Les 7 tombeaux construits par son fils le caractérise très bien : Tsongor le glorieux, Tsongor le bâtisseur, Tsongor l’explorateur, Tsongor le guerrier, Tsongor le père, Tsongor le tueur et enfin l’endroit de la fin représentant le total dans un endroit « somptueux mais caché» (p. 194) qui sera sa «dernière demeure» (p. 177).
  • Les deux ainés jumeaux : Sako & Danga. Chacun veut le pouvoir une fois que le roi Tsongor est mort.
  • Libako : 3è enfant On parle très peu de lui.
  • Samilia : 4è enfant Fille unique du roi Tsongor. Pendant son adolescence très proche de Sango Kerim. Elle lui a promis de l’épouser plus tard. Elle est Massamba ce qu’Hélène est à Troie. Elle est en fait la femme de 2 hommes. Sango Kerim et pour elle la fidélité à son passé tandis que Kouame incarne pour elle la passion. Lorsqu’elle est rejetée par les 2 hommes, elle n’a ni passé, ni avenir. Pendant le combat, les prétendants l’ont totalement oubliés. Elle subi la honte d’être la cause d’autant de morts. Héroïne tragique inspirée par Hélène de Troie, elle est au cœur du conflit. Mais nul ne respecte son choix.
  • Souba : 5è enfant Le plus jeune des fils du roi Tsongor. Le seul à respecter la conscience du roi. C’est le seul survivant du clan Tsongor. Quand la vie de ses frères s’achève, la vie commence. Il incarne l’espoir du clan Tsonga et l’avenir. Au début, il est naïf et innocent. Mais lorsque son père lui demande de lui construire un tombeau, il obéit malgré cela même s’il ne comprend pas la volonté de son père. Il réfléchit et mûrit pendant son périple : c’est un parcours initiatique. Il sort renforcé de cette quête.
  • Kouame : Prince des terres du sel, fils de la reine amazone Mazébu. Fiancé de Samilia, soigneusement choisi par le roi Tsongor. Il est beau, puissant, et il offre son royaume et sa vie pour être digne d’épouser Samilia. Beaucoup de points communs avec Sango Kerim, mais les deux hommes se détestent profondément. L’occasion de mettre fin à la guerre et ne l’ont pas fait, aveuglés par l’orgueil et la vengeance. Tous deux échouent car aucun n’a tué l’autre ; dans la dernière bataille, c’est Barnak qui les tue, l’un après l’autre, incapable de reconnaitre son propre camp. Leur mort symbolise l’absurdité de la guerre.
  • Sango Kerim : l’« élément perturbateur » dans la structure du récit. Son arrivée bouleverse les projets de Tsongor, et transforme une ville festive en lieu de deuil et de sang. Profonde affection pour le roi Tsongor, qu’il considère comme son père et qui l’a élevé jadis avec ses propres enfants. Mais il est amoureux de Samilia et il a quitté Massaba à l’âge de quinze ans afin de devenir un homme digne d’elle. Pendant toutes ces années d’absence, il était encouragé par la promesse qu’elle lui avait faite de l’épouser. Il est devenu un prince nomade, entourée de compagnons fidèles et capables de lever une armée.

Appréciations personnelles

Ce livre était très bien. J’ai adoré le lire !! Je vous conseille de le lire.

J’espère que vous avez adoré l’article ! Il était assez complet je pense et je vous propose de le découvrir maintenant !

Vous avez aimé mon article. Mettez un petit « j’aime » et dîtes-moi ce que vous avez pensé en commentaire.

Un article de l’écho de l’info

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